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A l'origine, une scierie


L’histoire de SciuruS démarre par le rachat en 2022 de la Scierie Bottarel, pour remonter la chaîne de la fourniture de matières premières des projets d’habitat à porter sur le territoire du Grésivaudan, de l’agglomération de Chambéry et de la Combe de Savoie. 

La scierie Patrick Bottarel s’est montée en 1980, à une époque où les scieries se comptaient par centaines dans chaque département de notre pays. La course au « pas cher », boostée par un pétrole presque gratuit, a d’abord obligé les scieries à se regrouper pour investir dans des outils industriels plus productifs. Puis, finalement écrasées sous les dettes et concurrencées par du bois « d’ailleurs » toujours moins cher, elles ont fermé les unes après les autres. 

Aujourd’hui, on ne compte plus que quelques scieries de bois de menuiserie en Rhône-Alpes.

Nous arrivons à cette absurdité : le bois dont nous avons besoin pour faire nos meubles, nos portes, nos fenêtres, nos escaliers et nos parquets provient de forêts qui poussent à plus de 1000 km de là où nous vivons.

Or à moins de 50 km, les forêts qui nous entourent ne sont plus exploitées, plus un tronc d’arbre n’en sort pour fabriquer une table…

Le « pour quoi ? » de notre scierie est une réponse de bon sens.

Nous pensons qu’il y a une place pour une industrie locale et à taille humaine en France.

La clairvoyance et le savoir-faire des scieurs Patrick, Fernand et Philippe permettent de reprendre un bon cap en Isère et en Savoie.

Ainsi, nous pensons qu'il faut :


  • Localiser notre production de matière première en profitant des atouts de notre région et en réapprenant à utiliser les essences de bois locales, chacune là où elle est la plus pertinente.


  • Faire travailler des acteurs locaux, qui connaissent les contraintes et atouts de nos forêts et exploitent le bois de manière durable pour permettre à la forêt de se régénérer, en nous fournissant sa matière et sa capacité à fixer le C0₂ de l’air.


  • Favoriser l’utilisation locale des bois issus des forêts de nos départements, et pour cela permettre aux menuisiers, ébénistes, agenceurs et bricoleurs de s’approvisionner en bois locaux à des prix maîtrisés.

Mais aussi :


Utiliser nos déchets de transformation du bois en bois-énergie pour sécher nos planchers et avivés dans nos séchoirs et coproduire de l’électricité nécessaire au fonctionnement des moteurs électriques de nos machines. C’est ce qu’on appelle la cogénération.


Et surtout !

Limiter les transports inutiles en sciant au plus près des zones de production et d’utilisation des bois.


Nos machines 


De l'arbre au plancher

Pour que l’arbre devienne un  bois, un matériau, il nous faut le transformer.

L’arbre est façonné, billonné, écorcé, scié, déligné, tronçonné, séché, raboté, rainuré, bouveté.  

Au début

L’arbre est abattu et sorti de la forêt : il devient un tronc.

Le tronc est transporté sur route jusqu’à la scierie : il devient une bille.

La bille est manipulée par un bras hydraulique pour être débitée (de 2.5 m et 3 m) : elle devient billon.

Ensuite

Le billon est écorcé avant d’être scié en plateau de différentes épaisseurs (18, 27, 45, 54 et 65 mm) : il devient plateaux.

Le plateau est déligné : il devient avivé (arrêtes vives).

L’avivé est séché à 8 % (pourcentage d’eau rapportée au bois totalement sec, dit anhydre) : il devient sec. C’est ce qui garantit sa stabilité dans le temps même s’il reste un matériau issu du vivant, qui évolue avec son environnement. 

Nos séchoirs

Pour finir

L’avivé sec est tronçonné en longueurs en écartant les nœuds non sains, les fentes et les parties du bois que l’on juge impropres à leur usage en menuiserie : il devient pré-débit.

La planche est alors corroyée, c’est-à-dire rabotée sur ses quatre faces.

Enfin, la planche est usinée sur ses chants : elle devient lame de parquet.


Une filière


Le bois est une filière : du travail du forestier à sa commercialisation dans notre boutique en ligne et à la Scierie, en passant par sa transformation et la valorisation de ses déchets, chaque étape est un indispensable maillon de la chaîne.